Anamso

association nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences oléagineuses

Le soja est une culture peu tolérante au stress hydrique. Ses besoins en eau sont importants et proche d’une culture de maïs, en cas de sécheresse ou de mauvaise alimentation la perte de rendement peut être considérable.

La répartition de la pluviométrie durant l’été et la réserve en eau du sol sont des facteurs déterminant pour la réussite de la culture. L’alimentation en eau est un facteur clé de la réussite, elle contribue pour beaucoup au PMG (Poids de Mille Grains), point essentiel de la production de semence.

Graph Irri Soja-extrait

Illustration Terres Inovia

 
Le soja valorise bien l’eau d’irrigation : 10 q/ha pour 100 mm.

Le stade de sensibilité au stress hydrique débute à la floraison et dure jusqu’au brunissement de la première gousse. La dose journalière d’eau durant cette période varie de 3 à 5 mm par jour.

Il ne faut pas commencer l'irrigation trop tôt :

→ au stade R1 en sol superficiel (70 < RU < 110 mm),

en année moyenne les apports peuvent être de l’ordre de180 à 200 mm au total.

15 jours plus tard en sol profond (RU > 150 mm),

en année moyenne les apports peuvent être de l’ordre de 80 à 120 mm au total.

 

Un déclenchement trop précoce favorise la végétation et la surconsommation ce qui va à l’encontre des objectifs d’une production de semence de qualité.

Les irrigations doivent être poursuivies jusqu’à trois semaines avant la récolte, le dernier tour d’eau assure un bon remplissage des grains et garantit le PMG.

Apporter l’eau au bon moment permet également de contrôler les maladies préjudiciables à la production de semence notamment le sclérotinia. 

Le pilotage de l’irrigation consiste à assécher progressivement le sol pour exploiter au mieux la réserve du sol sans pénaliser le rendement.

Pour les personnes disposant de sondes tensiométriques, IRRIsoja, l’outil développer par Terrres Inovia leur permettra de piloter l’irrigation de leur culture.

 

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